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Ma Ville

Ma ville.
Par Mohamed Dorbadj, vendredi 26 novembre 2010


  Comment décrire ma ville, ses ruelles et ses artères ? Je ne trouverai certainement pas les mots dans mon vocabulaire pour chanter ma ville et expliquer toutes les richesses qu'elle renferme. Tout ce que je peux dire c'est qu'il est tellement bon d'y vivre et que tous ceux qui y habitent sont heureux et enchantés d'être là. Je parlerai d'abord de tous les avantages de la population, son bonheur aussi et surtout les commodités de chaque maison de ma ville. Il est très agréable, par exemple, d'entendre le bruit de l'eau, telle une musique, dans chaque demeure. Quelle joie que cela nous fait, quand on ouvre le robinet à n'importe quel moment de la journée, dans nos maisons, pour écouter cette mélodie que fait ce liquide vital tant recherché partout ailleurs. Il nous arrive même de la voir chanter dans toute la ville, cette eau, ce don de dieu. Alors dans chaque quartier nous la voyons, avec plaisir, couler dans les rigoles de notre cité et toute la population écoute cet air enchanteur que fait l'eau, quand elle gonfle et d'un souffle de ténor casse les canalisations. Il est des fois qu'elle reste chanter plusieurs jours, alors tout le monde la voit partir en chantant, d'un air triste, vers l'Oued de ma ville.

  Dans ma ville, quand les citoyens sortent de leurs maisons après avoir, grands et petits, pris leurs douches, ils remarquent chaque matin, avec un sentiment de béatitude et d'extase, les ruelles et les artères, propres, bien lavées et les ordures ramassées. Nous n'avons pas ces grandes poubelles, ces décharges dans chaque quartier, débordantes de détritus, nauséabondes où viennent s'agglutiner, les mouches, les moustiques et où les rats élisent domicile, s'engraissent et prolifèrent. Au contraire tous les matins, nous sentons une odeur de jasmin, de roses et de fleurs de toutes sortes. Nous voyons clair, entourés de vert reposant et nous avons un bonheur des yeux et du cœur. Nous sommes heureux de cette situation et de notre sort dans notre ville. Nous remercions tous ceux qui y sont responsables de la verdure, des espaces verts et des jardins et de la grandeur de notre ville. Les enfants aiment longer ces allées et gambader à l'ombre de toutes sortes d'arbres que la commune de ma ville soigne avec amour et attachement. Nous écoutons même, de bonne heure le gazouillement des oiseaux car nous laissons les fenêtres ouvertes. Les moustiques me direz-vous ? Nous ne connaissons nullement ces petites bêtes depuis longtemps car notre APC prend toujours la sage décision de désinfecter et détruire à temps les larves de ces maudites bêtes, porteuses de maladies pour la population.

Le soir, la nuit tombée, en été, nous sortons en famille pour nous promener dans les boulevards de ma ville, illuminée de toutes sortes de guirlandes et de lumières de toutes les couleurs. Les familles se croisent et se saluent, des fois même se font un brin de discussion sur la beauté de leur ville. De temps à autre des camions arroseurs passent, pour laver les chaussées et donner de la fraîcheur à l'environnement.

Les gens de ma ville sont heureux, ils ne se pressent pas le matin pour sortir car les bus arrivent à l'heure. Tous les matins les mères de famille aiment à dire, tiens ! Le bus de 7h45 arrive ou de 6h 48 ou autre...Il suffit donc de sortir pour le prendre et arriver à l'heure au travail. Tout le monde est heureux dans ma ville. Quand on rentre dans les administrations de ma belle cité, tous les employés vous observent avec le sourire et de la considération dans le regard. Ils s'empressent de vous saluer comme si vous étiez un parent ou un ami cher. Ils vous demandent l'objet de votre visite avec une courtoisie qui vous donne chaud au cœur et qui le premier vous rende le service.

Soudain !une stridente sonnerie me réveilla. Je venais d'entendre le réveil matin sonner, je me suis levé péniblement, déçu de me retrouver dans la réalité, je me suis dit, cependant, qu'il n'est pas interdit de rêver et qu'un jour, peut-être, ce rêve deviendrait réalité dans ma ville.

Dorbadj Mohamed,

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E
c'est avec plaisir que j'ai lu  cette évocation onirique de Boghari. Dans les années 60, il y avait le mini bus de Mazouz qui monte au vieux ksar, et celui de Marcette qui monte à Boghar il n'y avait pas d'autres bus. Je ne parle pas de l'ACB (benkiar) pour Blida et Chellala (Rebeil? Reibel?).Une belle petite gare aussi, ombragée, la train à l'heure,et l'odeur de ce produit qu'on mettait sur les traverse des rails pour que le bois ne pourisse pas.Aprés le triangle plus de constructions, après le nouveau stade à la sortie nord. Depuis il y a trop de monde, beaucoup de monde et trés trés peu de citadins.
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