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Ma ville (3). L’espoir.

L’espoir. Nous avons ouïe dire qu’il existe une association qui a pris à bras le corps ma ville, nous sommes allés voir et nous avons pu constater que le rêve a commencé à se réaliser. Il s’agit de jeunes gens de ma ville qui avec courage et persévérance ont couvert la nudité de ma ville. Qui de nous peut le faire si non des gens téméraire et audacieux, des héros qui ont jeté un habit protecteur et enveloppant sur ma vieille ville qui à trop souffert de son dépouillement s’offrant entièrement au regard méprisant de ceux qui la visitent. Pourtant l’opération était d’une simplicité déconcertante. Imaginons une femme qui perdrait d’une façon ou d’une autre ses habits en pleine rue, que va-t elle dire ?et qu’allons nous faire pour ce cas qui peut-être viendra le jour se présenter à nous ? Il fut un temps quand une femme en détresse hurle et appelle « Mes hommes ! »(ya rjali) mille hommes se présentent pour venir au secours de celle qui appelle. Il ya eu un cas pas très longtemps, à la télévision et après l’assassinat de Alloula. Une Oranaise criant de douleurs a dit qu’en Algérie il n’ya plus d’hommes. Le lendemain un homme de Khenchla lui a répondu, avec la même ferveur et avec courage, à la télévision : « Nous sommes ici et que les hommes ne finiront jamais de l’Algérie ! » Ma ville a tellement crié son désespoir qu’elle a fini par s’abandonner à sa précarité, à sa misère et surtout à l’incertitude de ne plus procréer d’hommes pour la protéger et relever son honneur bafoué, piétiné et surtout pour la munir de l’outrageante moquerie de ceux qui l’habitent et de ceux qui la visitent. Beaucoup d’APC ont passées, beaucoup d’hommes ont promis mais tels des étrangers de passages, personne n’a osé jeter son manteau sur cette vieille ville nue et dénudée, mais malheureusement quand l’intérêt est présent et la conscience absente on devient étranger dans sa propre ville. Mais voilà que des jeunes gens, d’une association, relevant le défi se sont présentés à cette ville pour la rajeunir et la protéger. Ils ont voulu effacer la honte d’une citée trop longtemps désespérée et trop longtemps attendu patiemment, la présence, de ses enfants venir la secourir et la couvrir du manteau vert de l’espérance. Un jour donc nous fumes surpris par une éruption d’adultes arbres aux feuilles luisantes et ce jour là l’espoir était né et nous avions compris que notre ville n’est pas morte et continue à procréer des hommes et des femmes qui sauront la couvrir et la protéger. Nous n’avons qu’une chose à dire à ses jeunes dévoués et indignés ! Vous avez répondu à l’appel pathétique d’une vieille ville qui a hurlé « Ya rjali ! »

Dorbadj Mohamed.

Ksar-El-Boukhari le 09/08/2013

 

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