Les tribus privilégiées du Centre.
…….D'autres surveillent des régions montagneuses propices aux insurrection: su ne partie des Béni Zoug Zoug, les Ouzagha, surveille l'Ouarsenis.
A la lisière du Sersou, ce sont les Ouled Ahmed ben Saad (qui se disant Chorfa) et les Ouled Aziz, d'origine marocaine ; ils dépendent de l'aga d'Alger, tandis que (sans doute pour éviter de dangereuses coalitions) les Ouled Halal et les Ouled Anter au Nord de Boghar dépendent du bey d'Oran.
Dans le Titteri, au sud du camp de Berrouaghia, on trouve un maghzen, les Douaïrs de la région de Médéa.
La région de Bouira est particulièrement importante : c'est par là qu'on passe de la vallée de Tisser à celle du Sous et dans la province de Constantine. On y trouve le Bordj Hamza, gouverné par un caid. Il se garde au Nord par les Nezlioua et les Harchaoua ; à l'Est par les Oulad Bellil ; et au Sud par d'autres tribus maghzen : longtemps ce furent les Arib, mais, lorsque les Abid, aidés par les Oulad Bellil, les eurent refoulés vers le Titteri, il y eut un renversement des rôles ; Abid et Oulad Bellil devinrent le maghzen, chargé de percevoir l'impôt au nom du bey de Constantine.
A l'Ouest, les Béni Sliman, quoique en territoire du Titteri, sont rattachés à l'aga d'Alger, à qui ils fournissent des spahis — encore une précaution, semble-t-il contre les coalitions, dans un pays agité.
La région du Djebel Dira, au sud du camp de Sour Ghozlan (appelé plus tard Aumale) était particulièrement instable. L'ancien maghzen turc des Arib, formé d'Arabes turbulents, ayant semé la haine chez ses voisins, perdit ses privilèges. Les tergiversations de ces Arib ont plus tard lassé Abd el-Kader et ils ont fini par se rallier aux Français.
Quant aux plaines désertiques du Sud, elles sont surveillées par unmaghzen de nomades composé des Ouled Abdallah et des Ouled Ali ben Daoud. En réalité, c'est une noblesse militaire, qui se contente d'envoyer un cheval par an à Alger et qui fait ce qu'elle veut.
Du côté de Boghari, le pouvoir des Turcs est aussi peu respecté.
Comptent comme maghzen les Ouled Ahmed ben Saad et les Aziz. Ces derniers, qui dépendent de l'aga d'Alger, lui envoient de bons cavaliers.