Maxime Noiré amoureux de la terre algérienne (1861-1927)
...... Vers la fin des années 1890, à l'instar de maîtres admirés comme Fromentin et Guillaumet, il vint planter son chevalet dans le Sud, à M'Sila d'abord, puis à Bou-Saâda, pour s'attacher à rendre « l'aspect calme et tranquille des villes du Sud ». Il prit alors l'habitude d'employer des tons purs, sa palette se transforma, acquit de l'ampleur tout en se simplifiant dans une harmonie allant du rose au bleu en passant par les mauves et les violets. Brossant désormais ses tableaux en pleine pâte, d'une touche très libre et souvent fougueuse, il mit au point la manière définitive qui fit de lui un paysagiste en tout point remarquable.
Il put dès lors aborder la montagne, et s'attacher à en restituer « les reflets métalliques, les tons de pierreries des rocs brûlés, éclatant dans tout l'embrasement d'un soleil im
placable, se détachant en un relief vigoureux par les dures oppositions d'ombres et de lumière sur les gris des horizons ». Ce fut en premier lieu la période de Boghari, durant laquelle les longues heures passées à étudier les étendues montagneuses, lui permirent de s'affirmer comme le peintre de l'Espace. « Espace, grand désert du Sahara », était en effet le titre de son tableau exposé au Salon des peintres orientalistes français en 1902, aussitôt acheté par l'Etat pour le ministère des Colonies.
Palmiers à Boghari Huile sur toile signée en bas à gauche, située et datée 1892 en bas à gauche. 40 x 45 cm.